(sur papier recyclé).
(sur papier recyclé).
nul n’est tenu.
Maintenant, oui, grâce à la BatSmart ! Mais il est trop tard pour que ce soit Batman qui sauve le monde, Caplan est déjà en route.
On ne sait jamais, ça peut marcher… YouTractor, des vidéos 100 % tracteurs.
D’autres traductions du discours de victoire de Barack Obama au soir du 4 novembre 2008 sont consultables en ligne, notamment celle de l’agence Associated Press reproduite sur le site de Yahoo! France Actualités, et celle de Bérénice Rocfort-Giovanni pour Le Nouvel Observateur.
Cependant, grâce au temps supplémentaire qui a pu lui être consacré, et en dépit des erreurs et incorrections que les relecteurs épris d’exactitude ne manqueront pas d’y trouver, la traduction qui suit est, à l’heure où nous mettons sous presse, la plus fidèle.
Traduction et notes : Lionel Chollet.
Salut Chicago !
S’il y a quelqu’un au monde qui doute encore que l’Amérique soit un lieu où tout est possible ; qui se demande encore si le rêve de nos fondateurs est toujours vivant à notre époque ; qui s’interroge encore sur la force de notre démocratie… ce soir vous apporte la réponse.
C’est la réponse apportée par les files d’attente qui formaient, autour des écoles et des églises, une foule d’une importance que cette nation n’avait jamais connue ; par des gens qui ont attendu trois heures, quatre heures, beaucoup d’entre eux pour la toute première fois de leur vie, parce qu’ils croyaient que cette fois ce devait être différent ; que leur voix pouvait faire la différence.
C’est la réponse formulée par des jeunes et des vieux, par des riches et des pauvres, des Démocrates et des Républicains, des Noirs, des Blancs, des Hispaniques, des Asiatiques, des Amérindiens, des homos, des hétéros, des handicapés et des valides — des Américains qui ont adressé au monde le message que nous n’avons jamais été un simple amalgame d’individus ou un amalgame d’États rouges et d’États bleus1 ; nous sommes, et nous serons toujours, les États-Unis d’Amérique.
C’est la réponse qui a conduit ceux dont, pendant si longtemps, tant de gens ont dit qu’ils étaient cyniques, et emplis de craintes, et peu confiants dans ce que nous pouvons accomplir, à prendre en mains l’arc de l’Histoire, et à le tendre à nouveau dans l’espoir de jours meilleurs.
Il y a fallu longtemps, mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait en ce jour, dans cette élection, à ce moment de vérité, le changement est arrivé pour l’Amérique.
Il y a quelques instants de cela ce soir, j’ai reçu un appel extraordinairement aimable du sénateur McCain. Le sénateur McCain a mené une longue et rude bataille pendant cette campagne, et il a mené une bataille encore plus longue et plus rude pour le pays qu’il aime. Il a enduré pour l’Amérique des sacrifices que beaucoup d’entre nous ne peuvent même pas imaginer, et nous sommes redevables des services rendus par ce dirigeant courageux et désintéressé. Je le félicite, je félicite le gouverneur [Sarah] Palin, pour tout ce qu’ils ont accompli, et j’espère pouvoir travailler avec eux au renouveau des espoirs de cette nation, dans les mois à venir.
Je veux remercier celui qui m’a accompagné au cours de ce voyage, un homme qui a fait campagne avec son cœur et qui a parlé pour les hommes et les femmes avec qui il a grandi dans les rues de Scranton, avec qui il a pris le train de retour vers son État du Delaware, le vice-président élu des États-Unis2, Joe Biden.
Et je ne serais pas là devant vous ce soir sans le soutien indéfectible de celle qui fut ma meilleure amie au cours des seize dernières années, le pilier de notre famille, l’amour de ma vie, la future Première dame de notre nation, Michelle Obama.
Sasha et Malia3, je vous aime toutes les deux, plus que vous ne pouvez l’imaginer, et vous avez bien mérité le petit chiot qui va venir avec nous à la Maison Blanche.
Et, bien qu’elle ne soit plus parmi nous, je sais que ma grand-mère nous regarde, tout comme la famille qui a fait de moi ce que je suis. Ils me manquent ce soir, et je sais que ma dette envers eux est incommensurable. À ma sœur Maya, à ma sœur Alma, à tous mes autres frères et sœurs, un grand merci pour le soutien que vous m’avez apporté.
Je leur suis reconnaissant.
À mon directeur de campagne, David Plouffe, le héros méconnu de cette campagne, qui a construit la meilleure, la meilleure campagne électorale, je pense, de l’histoire des États-Unis d’Amérique.
À mon directeur de la stratégie, David Axelrod, qui m’a accompagné tout au long du chemin ; à la meilleure équipe de campagne qui fut jamais réunie dans toute l’histoire politique ; vous avez fait en sorte que cela se produise, et je vous suis reconnaissant pour toujours des sacrifices que vous avez faits afin de l’accomplir.
Mais par-dessus tout, je n’oublierai jamais à qui cette victoire appartient vraiment. Elle vous appartient. Elle vous appartient.
Je n’étais pas le candidat le plus évident pour ce poste. Nous n’avons pas commencé avec beaucoup d’argent ni beaucoup de soutiens. Notre campagne n’est pas née dans les couloirs de Washington ; elle a commencé dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salons de Concord et sous les porches de Charleston. Elle a été menée par des travailleurs et des travailleuses qui ont puisé dans le peu d’économies qu’ils avaient pour donner cinq dollars, dix dollars, vingt dollars à la cause.
Elle a gagné en force grâce à des jeunes qui ont rejeté le mythe de l’apathie de leur génération, qui ont quitté leur maison et leur famille pour des emplois qui procuraient de faibles salaires et peu de repos ; elle a gagné en force grâce à des gens moins jeunes qui ont bravé le froid mordant et la chaleur torride pour aller frapper aux portes de parfaits inconnus ; et grâce aux millions d’Américains qui se sont engagés comme bénévoles, qui se sont organisés, et qui ont prouvé qu’après plus de deux siècles le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, n’est pas une idée morte sur cette Terre. C’est votre victoire.
Je sais que vous ne l’avez pas fait simplement pour gagner une élection. Je sais que vous ne l’avez pas fait pour moi. Vous l’avez fait parce que vous comprenez l’immense ampleur de la tâche qui nous incombe. Parce que, même alors que nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis que nous aurons à relever demain seront les plus grands de notre existence : deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle.
Alors que nous nous trouvons ici ce soir, nous savons que des Américains courageux se réveillent dans les déserts d’Irak et les montagnes d’Afghanistan et vont risquer leur vie pour nous. Il y a des mères et des pères qui resteront éveillés dans leur lit une fois les enfants endormis, à se demander comment ils vont rembourser le crédit de la maison, payer le médecin ou mettre assez de côté pour l’éducation supérieure de leurs enfants.
Il y a de nouvelles énergies à maîtriser et de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire et des menaces à affronter, et des alliances à renouer.La route sera longue. Notre ascension sera difficile. Nous n’y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais été plus confiant que ce soir quant au fait que nous y arriverons. Je vous le promets : nous, le peuple, nous y arriverons.
Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux seront ceux qui n’approuveront pas chaque décision ou chaque mesure que je prendrai en tant que président, et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous ne serons pas d’accord. Et par-dessus tout je vous demanderai de participer à l’effort pour reconstruire cette nation, de la seule manière qu’on sache pratiquer en Amérique depuis 221 ans : pierre par pierre, brique par brique, avec nos mains calleuses.
Ce qui a commencé il y a vingt-et-un mois au cœur de l’hiver ne doit pas s’arrêter en cette nuit d’automne. Cette victoire à elle seule n’est pas le changement que nous recherchons ; c’est seulement notre chance de créer ce changement. Et cela ne peut pas se produire si nous revenons aux conditions d’avant. Cela ne peut se produire sans vous.
Alors faisons appel à un nouvel esprit de patriotisme, de civisme et de responsabilité, dans lequel chacun d’entre nous s’engagera résolument et travaillera dur et veillera, non seulement au bien de sa personne, mais à celui de chacun des autres. Souvenons-nous que, si cette crise financière nous a appris quelque chose, c’est que Wall Street4 ne peut pas prospérer quand Main Street5 souffre. Dans ce pays, nous nous élevons, ou nous tombons, comme une seule nation, un seul peuple.
Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, la même mesquinerie et les mêmes enfantillages qui ont empoisonné notre vie politique pendant si longtemps.
Souvenons-nous que c’est un homme de cet État6 qui a, le premier, porté la bannière du parti Républicain à la Maison Blanche ; un parti fondé sur des valeurs d’indépendance et de responsabilité, de liberté individuelle et d’unité nationale.
Ce sont des valeurs que nous partageons tous. Et si le parti Démocrate a remporté une grande victoire ce soir, nous l’accueillons avec une certaine humilité, et avec la détermination de remédier aux divisions qui ont retardé notre progrès. Comme Lincoln7 l’a dit à une nation bien plus divisée que la nôtre, « Nous ne sommes pas ennemis, mais amis… Bien que la passion les ait éprouvés, elle ne doit pas briser nos liens d’affection. » Et à ces Américains dont je dois encore gagner le soutien : je n’ai peut-être pas remporté vos suffrages ce soir, mais j’entends vos voix ; j’ai besoin de votre aide, et je serai votre président à vous aussi.
Et à tous ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, depuis les parlements et les palais jusqu’à ceux rassemblés autour des postes de radio dans les coins oubliés du monde : nos histoires sont singulières, mais notre destin est commun, et l’aube d’une nouvelle direction américaine est à portée de main.
À ceux… à ceux qui voudraient déchirer le monde : nous vous vaincrons. À ceux qui recherchent la paix et la sécurité : nous vous soutenons. Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l’Amérique brillait toujours du même éclat : ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l’étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux : la démocratie, la liberté, l’étendue des possibilités et l’espoir inébranlable.
Car c’est là le véritable génie de l’Amérique : l’Amérique peut changer. Notre union peut être renforcée. Et ce que nous avons déjà accompli nous donne espoir quant à ce que nous pouvons et devrons accomplir demain.
Cette élection a connu de nombreuses « premières », et des histoires qu’on racontera encore pendant des générations. Mais l’histoire que j’ai présente à l’esprit ce soir est celle d’une femme qui a voté à Atlanta. Elle ressemble beaucoup à des millions d’autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix, à un détail près : Ann Nixon Cooper a 106 ans.
Elle est d’une génération née juste après l’esclavage ; à une époque où il n’y avait pas de voitures dans les rues ni d’avions dans le ciel ; à une époque où une personne comme elle ne pouvait pas voter, pour deux raisons : parce qu’elle était une femme, et à cause de la couleur de sa peau.
Et ce soir, je pense à tout ce qu’elle a vu durant son siècle d’existence en Amérique : le chagrin et l’espoir ; la lutte et le progrès ; les périodes où l’on nous disait que nous ne pouvions rien y faire, et les gens qui ont persévéré dans cette foi américaine : « Oui, nous le pouvons ».
Née à une époque où la voix des femmes était étouffée et leurs espoirs ignorés, elle a vécu pour voir ces femmes se dresser, prendre la parole et obtenir le droit de vote. Oui, nous le pouvons.
Quand le désespoir traversait le pays comme les tempêtes de poussière8 et la Grande Dépression9, elle a vu une nation dompter la peur elle-même avec un Nouveau Contrat social10, de nouveaux emplois, le sentiment nouveau d’un but commun. Oui, nous le pouvons.
Quand les bombes furent lâchées sur notre port11 et que la tyrannie menaçait le monde, elle était là pour voir une génération s’élever vers la grandeur, et une démocratie être sauvée. Oui, nous le pouvons.
Elle était là pour les bus de Montgomery12, pour les lances d’incendie de Birmingham13, pour un pont à Selma14, et pour un pasteur d’Atlanta15 qui disait aux gens : « Nous vaincrons. »16 Oui, nous le pouvons.
Un homme a posé le pied sur la Lune, un mur est tombé à Berlin, un monde a été connecté grâce à notre science et à notre imagination. Et cette année, pour cette élection, elle a touché un écran du doigt et a exprimé son vote, parce qu’après 106 années en Amérique, ayant traversé les moments les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait que l’Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.
Amérique, nous sommes allés si loin. Nous avons vu tant de choses. Mais il reste encore bien plus à faire. Alors ce soir, posons-nous la question : si nos enfants pouvaient connaître le siècle prochain, si mes filles avaient la chance de vivre aussi longtemps qu’Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils ? Quels progrès aurons-nous faits ?
Voici notre chance de répondre à cet appel. C’est à nous de répondre, maintenant. L’heure est venue pour notre peuple de se remettre au travail et d’ouvrir les portes des possibles à nos enfants ; de rétablir la prospérité et d’œuvrer pour la paix ; de nous réapproprier le Rêve américain et de réaffirmer cette vérité fondamentale : dans notre multitude, nous ne faisons qu’un ; tant que nous respirerons, nous espérerons ; et quand nous ferons face au cynisme, au scepticisme, et à ceux qui nous disent qu’on n’y peut rien, nous répondrons par ce credo intemporel qui résume l’esprit d’un peuple : oui, nous le pouvons.
Merci. Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique.
Notes
Mercredi soir dernier, nous sommes allés, J* et moi, au concert du PMB Trio au théâtre des Déchargeurs.
Le magazine Jazz à Paris présente le groupe ainsi :
Le PMB Trio, c’est Paul-Marie Barbier au vibraphone, Matthieu Bloch à la contrebasse et Laurent Guillet à la guitare.
Le trio nous propose une déambulation mariant compositions originales, inspirées par Thelonius Monk et Herbie Hancock, aussi bien que des visites au répertoire de groupes et d’artistes plus contemporains, ou plus pop, tels Radiohead.
C’est la chaleureuse salle « La Bohême » qui accueille le groupe, tous les mercredi soirs à 21 h 45, jusqu’au 17 décembre.[1]
La musique du PMB Trio est subtile et dynamique, diverse et pourtant focalisée. En raison d’un fâcheux retard de livraison du Flip Ultra commandé chez Amazon, je n’ai pas pu ramener de mini-témoignage vidéo du concert de mercredi.[2] Goodbye Hedgehog ou la reprise du Paranoid Android de Radiohead auraient été de parfaites illustrations de l’excellent moment passé en compagnie de ces musiciens inventifs et respectueux, virtuoses et chaleureux.
On peut écouter quelques morceaux sur la page MySpace du PMB Trio.[3] Le premier album du groupe, Saison 1, est en vente en ligne chez Django Station.[4]
Je ne suis pas amateur de voitures : les bagnoles, ça devrait être interdit, ça ne penche pas du bon côté dans les virages.
Si les voitures faisaient cette taille, cependant, je les trouverais bien plus acceptables. Je vous autoriserais peut-être même à en utiliser une (mais uniquement si vous vous appelez Caplan).
(Via Flickr. Auteur de l’image : Echo_29. Adresse de l’image : VW ; dans les commentaires sous l’image, on trouve des liens vers d’autres images de Combi VW transformés de la sorte. Auteur(s) des transformations inconnu(s) ; tous renseignements bienvenus.)
Si vous prenez des douches froides pour ne pas tirer sur le chauffe-eau en cet automne de crise, agrémentez vos claquements de dents d’un petit frisson d’humour avec ce porte-serviette en forme de balle de tennis : Mr. Wilson, chez Loony Design. (Via Roadside Scholar.)
(Ma commission sur les ventes est payée en bonbonnes de gaz.)
Bon, c’est en anglais, bien sûr, mais Barack Obama est si férocement drôle dans ce discours… J’essaierai de trouver le temps d’en faire une transcription en français. Mise à jour (21 octobre 2008, 3 h 44) : la transcription est disponible à cette adresse. Mise à jour (5 novembre 2008, 14 h 23) : la vidéo postée à l’origine n’était plus disponible, en voici un autre exemplaire.
(Via Reddit.)
Envoi du tweet