Ce dernier samedi, comme cela se produit chaque mois depuis juin 2007, le quotidien Libération était distribué dans les kiosques avec un supplément-magazine, Next.
Ce supplément n’aborde jamais aucun sujet dont vous n’ayez appris auparavant tout ce que vous pourriez souhaiter en savoir ; il présente, certes, de fort jolies photographies qui appartiennent quasiment toutes, comme les articles qu’elles illustrent, à la rubrique “promotion”. Dans sa version web, Next est gratuit, si vous ne considérez pas les publicités “surgissantes” et “obtrusives” — exemples ici et ici — comme une taxe indue sur votre temps de cerveau disponible.
Dans la vie réelle, cependant, Next est une vente forcée, liée au quotidien Libération, facturée 1 € en sus de l’euro-vingt[1][2] du prix du journal ; les lecteurs sont sommés d’assurer la meilleure rentabilité possible à la diffusion sur papier d’une espèce de “contenu” publi-rédactionnel — ou publi-transactionnel — commandité et déjà payé par les annonceurs.
Dans la vie réelle, vous ne trouverez personne en train de lire Next. Une fois par mois, Libération coûte un euro de plus. Pour rien.
Ce dernier samedi matin, arrivé à la caisse, quand le libraire a prévenu : « Libération est plus cher aujourd’hui ; il y a le supplément Next dedans. », je l’ai reposé sur la pile en disant : « Tant pis, je prendrai le suivant. »
- et maintenant de l’euro-trente ! [↩]
- Mise à jour : Depuis le 7 septembre 2009 et la mise en place de la nouvelle formule de Libération, on peut acheter Next séparément du journal, mais je n’ai pas vérifié qu’on pouvait acheter le journal séparément de son
superflusupplément… [↩]
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Bravo.
Lucidité et courage.
Bientôt nous n’achèterons même plus le « libé » au prix normal.
A force de faire de la presse racoleuse, ces quotidiens perdent leur lectorat. En tous cas, celui qui était censé leur amener des recettes.