Ce dernier samedi, comme cela se produit chaque mois depuis juin 2007, le quotidien Libération était distribué dans les kiosques avec un supplément-magazine, Next.
Ce supplément n’aborde jamais aucun sujet dont vous n’ayez appris auparavant tout ce que vous pourriez souhaiter en savoir ; il présente, certes, de fort jolies photographies qui appartiennent quasiment toutes, comme les articles qu’elles illustrent, à la rubrique “promotion”. Dans sa version web, Next est gratuit, si vous ne considérez pas les publicités “surgissantes” et “obtrusives” — exemples ici et ici — comme une taxe indue sur votre temps de cerveau disponible.
Dans la vie réelle, cependant, Next est une vente forcée, liée au quotidien Libération, facturée 1 € en sus de l’euro-vingt[1][2] du prix du journal ; les lecteurs sont sommés d’assurer la meilleure rentabilité possible à la diffusion sur papier d’une espèce de “contenu” publi-rédactionnel — ou publi-transactionnel — commandité et déjà payé par les annonceurs.
Dans la vie réelle, vous ne trouverez personne en train de lire Next. Une fois par mois, Libération coûte un euro de plus. Pour rien.
Ce dernier samedi matin, arrivé à la caisse, quand le libraire a prévenu : « Libération est plus cher aujourd’hui ; il y a le supplément Next dedans. », je l’ai reposé sur la pile en disant : « Tant pis, je prendrai le suivant. »